Au cours de l'année 2173, William King, milliardaire et ancien skipper de renom, devient père d'une petite fille. Toutefois, l'accouchement se passe mal et il perd femme et enfant. Bien plus tard, il apprendra qu'un bug informatique avait injustement faussé la lecture des instruments aux médecins. A la fois désespéré et fou de rage, il finance des programmateurs Lettons et Suédois afin d'inventer une nouvelle interface qui aurait la faculté de comprendre la logique humaine et d'avoir comme seule priorité sa sauvegarde. Concrètement, il s'agissait d'inventer le plus gros calculateur de probabilités de tous les temps, et de l'imprégner d'une ligne de conduite : La première intelligence artificielle !
En 2179, ces hommes réussissent et ouvrent l'Europe à une nouvelle ère informatique. William King décide alors de baptiser le programme du nom de sa fille disparue : Stella.
Compatible avec tous les protocoles de la planète, Stella devient une véritable passerelle entre les pays et permet, enfin, de connecter tous les peuples, d'uniformiser toutes les procédures. Très vite, le programme est adopté par les grandes forces commerciales, financières et militaires de l'Union Européenne. La multiplication de ses protocoles et son aisance à le faire, propulsera Stella au rang de super programme et contrôlera bientôt toutes les connexions électroniques du continent, de la machine à café au serveur national.
Mais William King ne s'arrête pas là. En collaboration avec la marine anglaise et le financement d'une partie des pays qui composent l'Europe, il upgrade Stella en lui enseignant l'art de la navigation. Du coup, l'ESA achète le projet Stella 2.0 pour l'adapter aux voyages spatiaux. La MSE, Marine Stellaire Européenne, voit le jour.
Puisque les Quarante (nom utilisé pour désigner les 37 personnalités qui composent le parlement européen) ont un droit de contrôle sur la MSE et indirectement sur Stella, ils créent le Pôle en 2185 afin de réguler le réseau européen et contrôler le système source de Stella. Une fois, ces bases misent en place, l'Union Européenne put réellement se consacrer aux évolutions technologiques que Stella pouvait amener. L'apparition du "Droïde de Service" en fut une des plus étonnantes. Une machine doué de bon sens au service de l'homme : coursiers, agents d'accueil, techniciens de surface,... ses rôles furent nombreux. La conquête spatiale fut bien évidemment de la partie, bien qu'il manquait toujours à l'homme un facteur essentiel à son développement : l'énergie nécessaire à de tels voyages.
Une solution à ce problème tombera du ciel, en 2197, lorsque un météorite s'écrasa sur Berlin. Le professeur Edmund Zielk, prix Nobel de physique en charge de l’examiner, y découvre une pierre qui dégage une forte et très longue énergie. Deux ans plus tard, il invente le moyen de produire cette énergie sous n’importe quelle forme et pour n’importe quelle utilisation. En son honneur, cette pierre portera son nom. Ainsi, la MSE tient là l'énergie qui lui manquait : la Pierre de Zielk associée aux performances de Stella permettait aussi d'autres horizons. Les biomécaniciens de la MSE espèrent pouvoir réguler cette énergie dans un corps pour lui apporter une durée de vie maximale. Un droïde sans batterie, sans recharge. Leurs recherches les amènent à concevoir le Bios, sorte de poche organique composée de Pierre de Zielk liquéfiée. Cet organe artificiel se révèle comme un coeur dans le droïde, doué d'un cerveau du nom de Stella. Mais la fusion n'est pas parfaite, des bugs et des incohérences surviennent dans la gestion du Bios par Stella. C'est pourquoi, le Pôle revoit certains protocoles et adapte la machine à tous ses nouveaux paramètres amenés par la Pierre de Zielk. La mise à jour est si colossale qu'elle représente une nouvelle version du programme : le Stella 3.0.
Aussitôt, le projet "Boys" est achevé et le premier cyborg du nom, un droïde auquel on a greffé un Bios, sort des chaînes de montage.